jeudi 24 juillet 2014

Jeudi 10 juillet – Repos !

Première grasse matinée depuis bien longtemps ! Enfin, peut-on vraiment parler de grasse matinée en se levant à 9h ? D’autant plus que Phil passera encore une nuit difficile entrecoupée par les ronflements de Chewie…

Le groupe prend le temps de passer à la boulangerie et de s’offrir un petit déjeuner qui changera du classique pain de mie / Nutella.

Suit ensuite une nouvelle partie de coinche. Pour ceux qui seraient intéressés par les scores, Phil et Rom prennent les devants et mènent 8 à 7 face à Cong et Chewie.

Déjeuner simple pour finir les restes du réfrigérateur, et re-coinche dans la foulée (9-7 pour Phil et Rom).

Nous prenons ensuite le temps de rédiger les cartes postales achetées la veille, non sans difficultés.

L'angoisse de la page blanche...

Une fois les cartes rédigées, nous partons pour Saint-Gilles, retrouver François, le père de Romain, qui nous ramènera demain à Paris en avion. Nous le retrouvons à l’hôtel où logent les pilotes d’Air France, et prenons un apéro en bord de mer.

Petit apéro au Lux

Romain lui laisse sa valise, seule solution pour pouvoir faire le trajet le lendemain à l’aéroport à 4 dans notre 206 avec les bagages de chacun.

Nous enchaînons sur un deuxième apéritif, où nous retrouvons un ami de Chewie, Alban, et sa copine qui travaille à la Réunion.

Nous terminons la soirée par un dîner à la Bonne Marmite, restaurant proposant une douzaine de carris de viande et de poisson à volonté, et où nous rejoignent Gérald et sa copine afin de partager un dernier repas en groupe élargi.

Les marmites au feu de bois


A notre retour à la maison, nous faisons l’état des lieux avec notre propriétaire, visiblement plus concernée par le nombre de serviettes de bain et de plage que par l’état général de la maison.


Trop fatigués pour faire une dernière partie de coinche, nous terminons nos valises et nous couchons entre minuit et une heure, en réglant le réveil pour 5h le lendemain matin, afin d’arriver suffisamment tôt à l’aéroport.

lundi 14 juillet 2014

Mercredi 9 juillet – Maïdo, VTT, et route des plages

Ce matin, nous avons rendez-vous à 7h45 chez Coco Bike, dans la ville de Saint-Gilles-les-bains. Au programme, une descente  de 2 à 3 heures depuis le piton Maïdo (2200m d’altitude) vers la plage de Saint-Gilles.

Nous arrivons à Saint-Gilles à l’heure, malgré les difficultés récurrentes de Phil à se motiver le matin.

Rom et Phil rencontrent Fred, leur moniteur de VTT, qui les conduira au Maïdo en camionnette avec un couple d’Américains. Chewie et Cong les suivent en voiture, pour profiter de la vue sur le cirque de Mafate depuis le piton.

Après une heure de montée et de virages, les deux véhicules arrivent au piton Maïdo. La température est environ 15° plus basse qu’au niveau de la mer (9°), et les nuages sont nombreux. Par chance (comme depuis notre arrivée sur l’ile), nous pourrons apercevoir une partie du cirque de Mafate depuis le point de vue.

Selfie Mafate depuis le Maïdo

Cong et Chewie prennent quelques photos des deux sportifs, et redescendent en voiture vers Saint-Gilles.

Essai des Vélos avec succès. Chewy s'essayant à un 2è décollage de parapente


Phil et Rom sont équipés. Casque, gants, VTT bien gonflé, et GoPro sur le torse de Philippe pour filmer ces 2200m de dénivelé.

La descente commence par un peu de route pour rejoindre la piste de VTT, l’occasion de tester un peu le matériel, les freins, et la position VTT, debout sur les pédales.

C'est parti !

Fred, le moniteur, voit rapidement que Phil et Rom sont à l’aise sur leurs vélos, et les laisse donc prendre de l’avance sur le reste du groupe en leur indiquant des points intermédiaires où s’attendre.

La piste n’est pas difficile, d’autant plus que le VTT permet de ne pas vraiment réfléchir aux bosses, aux creux, ou aux racines sur le chemin. Les suspensions absorbent parfaitement les obstacles, et Phil et Rom descendent la pente à vive allure.

Au cours de la descente, nous traversons un chemin étroit où nous devons passer les uns après les autres pour franchir un obstacle pas vraiment impressionnant, mais difficile à négocier. Philippe échoue à se première tentative, et saute de son vélo pour éviter de tomber. Il retentera une deuxième puis une troisième fois, sans réel succès, mais heureusement sans chute.

trop raide pour Phil...

Tentatives de wheeling en attendant les américains...

La suite de la descente n’est pas compliquée, et permet de traverser des paysages variés typiques de la Réunion, comme la forêt de tamarins, une bambouseraie, ou des champs de canne à sucre.

Effets du cyclone dans la bambouseraie


Pirouettes sur trottinette, en attendant les américains...

Le moniteur prendra le temps de nous faire goûter des goyaviers cueillis en route, ainsi qu’une canne à sucre dont nous mâcherons l’intérieur pour  en extraire le jus.

Au milieu des cannes à sucre, test d'odeur : le géranium

Dégustation de canne à sucre

Après 3h30 de descente (nous avons été un peu ralentis par le couple d’Américains), nous retrouvons Chewie et Cong qui ont profité de la matinée pour visiter Saint-Gilles et faire quelques achats.

Pour nous récompenser de notre descente et continuer à partager un moment sympathique, le moniteur de VTT ouvrira deux bouteilles de punch que même Cong et Chewie auront le droit de déguster, puisqu’ils étaient censés faire partie de cette aventure.

(Punch dégusté un peu trop vite pour avoir le temps de prendre une photo...)

Vient l’heure du déjeuner. Nous n’allons pas bien loin puisque « la case à pain », recommandée par le Lonely Planet pour son pain frotté à la vanille, se trouve juste en face de Coco Bike.

Nous déjeunons au soleil en terrasse, et jouons à la coinche.

Déjeuner + coinche à la case à pain

Bien que nous soyons juste à côté de la plage des Brisants où nous avons brisé nos cœurs la semaine dernière, nous repartons en direction de la maison, par la route des plages que nous n’avons pas encore empruntée.

Petit arrêt par la plage de l’Ermitage, où Philippe remporte facilement le concours de ricochet.

Ricochets sur la plage de l'Ermitage


Personne n’étant vraiment motivé pour se baigner, nous reprenons la route, et nous arrêtons voir les « souffleurs », sur recommandation d’Agathe.
Les souffleurs sont des rochers situés en bord de mer, qui donnent l’impression de cracher de l’eau comme un geyser, après que les vagues se soient écrasées sur la falaise. Le souffle projette l'eau à plus de 10m de haut, phénomène rigolo à prendre en photo !

Les souffleurs...

Nous rentrons à la maison, regardons le Tour de France et les pavés des routes du Nord, en triant les photos/vidéos de la journée.


Encore une partie de coinche après une grosse plâtrée de pâtes, et nos quatre voyageurs iront se coucher sans suivre la demi-finale Pays-Bas / Argentine, épuisés par les 12 jours de sport intense qu’ils viennent de vivre.

samedi 12 juillet 2014

Mardi 8 juilllet – Lever de soleil et Descente du Piton des Neiges

Si vous  avez manqué le dernier épisode, Chewie a passé sa journée aux urgences à Saint-Pierre, tandis que Cong, Phil, et Rom se sont couchés tôt au gite de la caverne Dufour, pour se lever tôt et admirer le lever du jour au Piton des Neiges.


Reprenons donc l’histoire où nous l’avons laissée, soit dans la nuit de lundi à mardi.

La nuit au gite se passe plutôt bien pour Rom, qui n’est réveillé que par un SMS de Chewie à 2h30 : « le rhum, ça marche toujours aussi bien pour faire la fête ! bonne fin de nuit », laissant supposer qu’après la journée passée aux urgences, Chewie n’est pas rentré se coucher directement… La nuit aura été un peu plus compliquée pour Cong et Phil, dérangés non pas par le froid, mais par le bruit général venant de la douzaine de personnes occupant le dortoir.

Pour couronner le tout, Philippe mettra son réveil 30 minutes trop tôt, le privant ainsi de précieuses minutes de sommeil.

Réveil à 3h45 donc, le temps d’enfiler un maximum de vêtements afin de se protéger du froid, et de prendre quelques forces avant l’ascension du piton.

Départ du gîte à 4h20, chaudement habillés, et lampe frontale vissée sur la tête. Nous sommes une dizaine à quitter le gîte en même temps pour monter au piton avant le lever du jour.

Départ du gite

Malgré la nuit noire, le sentier est facilement repérable. De la peinture blanche est visible sur les rochers tous les 3-4 mètres, indiquant la route à suivre. Difficile de se perdre.

L’ascension n’est pas très longue, mais le givre au sol et l’humidité sur les rochers la compliquent quelque peu. A quelques centaines de mètres du sommet, le vent se met à souffler, et la température ressentie doit être bien en dessous de zéro.

A l’approche du sommet, nous croisons des randonneurs courageux qui ont choisi de planter leur tente dans l’un des petits abris prévus à cet effet, afin d’être déjà sur place lorsque le soleil se lèvera.

Après 1h30 d’ascension, nous arrivons au sommet du Piton des Neiges, à 3071m d’altitude. Le vent souffle toujours, et nous nous protégeons derrière un rocher afin de nous installer dans les meilleures conditions possibles pour le lever du soleil.

Cong s’installe dans son duvet, et Philippe sort le thé chaud du thermos rempli la veille. Le confort 5 étoiles !

Photo glagla

Il fait encore nuit, et l’endroit est idéal pour regarder les étoiles, à l’abri de toute pollution lumineuse.
Le temps passe. Une tâche pâle apparaît au loin, et s’étale progressivement pour former l’horizon. On distingue alors nettement les nuages qui couvrent la mer, à une altitude plus basse que la notre.
Mélange d'étoiles et de lever du jour

La lumière change, et un dégradé de rouge apparaît au dessus des nuages.






Nous restons plus d’une heure à profiter de ce spectacle, réservé à la seule vingtaine de courageux présents ce matin-là. Courageux et chanceux, puisque le spectacle n’est pas toujours au rendez-vous. Un randonneur rencontré la veille venait tenter sa chance pour la troisième fois, puisqu’il avait eu mauvais temps lors de ses deux premières tentatives, et n’avait rien pu voir du spectacle.

Les autres photographes du matin, à l'abri derrière un amas de pierres


Ca va Pilou, pas trop froid ?

Nous entamons donc la descente vers Cilaos aux alentours de 7 heures, avec pour objectif de retrouver Chewie à 10 heures au parking, si sa soirée de la veille ne s’est pas trop mal terminée.


La première partie de la descente repasse par le gîte où nous avons dormi la nuit dernière. Comme à son habitude, Philippe part devant, très à l’aise dans les rochers. Cong suit, sans difficulté, tandis que Rom prend son temps afin d’éviter une mauvaise chute.

Manque de bol, il se tord la cheville au milieu du chemin, et finit au ralenti, en prenant appui au maximum sur ses bâtons de marche afin d’éviter d’aggraver la blessure.

Les trois randonneurs se retrouvent au gîte. Philippe décide de prendre de l’avance afin de retrouver Chewie au parking, tandis que Cong assistera Romain dans la descente.

Après une nouvelle heure et demie de « plat » (comprendre quasiment aucun dénivelé, mais beaucoup de rochers), Cong et Rom entament la descente finale vers le parking.

Au bout de deux lacets, c’est au tour de Cong de commettre une erreur et de se fouler la cheville. Son cri de douleur indique qu’il ne s’agit pas d’une simple foulure, mais d’une entorse qui le fera souffrir tout au long de la descente.

Deux longues heures plus tard, après une descente très raide (la plus raide de notre voyage), Cong et Rom retrouvent enfin Chewie et Philippe au parking, en boitant.

Un peu d'eau fraîche pour soulager les chevilles 

Cong a besoin d’une attèle, et nous passons au CHU de Cilaos qui nous redirigera finalement vers une pharmacie.

Pour nous récompenser de nos efforts et faire du bien à nos corps, nous déjeunons au bord du lac de Cilaos. Au menu, américain bouchon et glaces à gogo, histoire de récupérer les calories dépensées.

Sluuuuuurp !

Le groupe étant enfin reformé, nous partageons notre expérience, et Chewie nous raconte la petite fiesta improvisée qu’il a organisé la veille à la maison.

Passage par la pharmacie, puis retour à la maison dans le milieu de l’après-midi.

Première chose à faire : informer la location de VTT que nous ne serons pas 4, mais seulement 2, puisque Phil est encore intact, et que la cheville de Rom semble tenir le coup.

Deuxième chose à faire : récupérer ! Sieste dans le transat ou devant le tour de France, toutes les méthodes sont bonnes.

Le repos du guerrier

Après cette petite sieste, nous retrouvons Agathe passée prendre un dernier apéro avant son départ de la Réunion le soir-même.

Nous continuerons la soirée par un repas léger, une partie de coinche, et Brésil/Allemagne qui nous tiendra éveillés jusqu’à tard dans la nuit.



mardi 8 juillet 2014

Lundi 7 juillet - départ pour Cilaos et le Piton des Neiges

Départ de la maison à 9 heures en direction de la ville de Cilaos, en plein coeur de l'ile et du cirque du même nom.



Pour y parvenir, plus d'une heure de route et de virages. La route est d'ailleurs nommée "route aux 400 virages".

Encore trop juste après sa blessure de la veille, Chewie dépose les trois autres au lieu-dit "le bloc", point de départ de la randonnée menant au gite de la caverne Dufour.

La randonnée se fera en plusieurs temps :
- montée au gîte de la caverne Dufour
- nuit au gîte
- ascension du Piton des Neiges au petit matin, pour y voir le lever du soleil
- descente sur Cilaos dans la foulée

Alors que Rom, Cong et Pilou entament la montée (1100m de dénivelé), Chewie prend quelques photos du panorama, et va faire examiner sa jambe aux urgences de Saint-Pierre.

Selfie rando

Panorama du cirque de Cilaos


L'ascension se fait sans encombre, et bien que la montée soit plutôt raide (beaucoup de marches, assez hautes et irrégulières), l'équipe arrive au gîte après 2h20 de marche, au lieu des 3h indiquées.

En haut du bloc, vue sur le village de Cilaos au fond du cirque

La gîte où nous passerons la nuit


Arrivés au gîte, le temps se couvre et la température se refroidit. Nous sommes arrivés tôt et le gîte n'est pas encore rempli, ce qui n'aide pas à faire remonter la température à l'intérieur.


Pendant ce temps, Chewie prend son mal en patience aux urgences de Saint-Pierre, où il attendra plus de 6 heures avant de se faire examiner. Résultat : mal au genou, mais entorse de la cheville.

Vis ma vie de petit blessé aux urgences


En fin d'après-midi, le gite s'est bien rempli (une vingtaine de personnes), et nous avons fait connaissance avec quelques touristes de passage. Pour l'un d'entre eux, c'est la troisième fois qu'il tentera d'aller voir le lever du soleil au sommet du piton. Les deux fois précédentes ayant été infructueuses à cause du mauvais temps.


Alors que Cong, Phil et Rom se couchent vers 20h pour se reposer avant le lever au beau milieu de la nuit, Chewie en profite pour inviter quelques amis à la maison, et faire une petite soirée improvisée jusqu'à 2h30.