dimanche 29 juin 2014

Dimanche 29 juin - Piton de la Fournaise et St Gilles les bains

Réveil à 6h30 ce matin pour profiter au mieux de la météo de la matinée, généralement plus dégagée que dans l'après-midi.

Nous préparons nos sacs à dos, et décollons à 7h pour récupérer Agathe, la soeur de Philippe, également en vacances à la Réunion pour quelques jours.

Direction le Piton de la Fournaise, seul volcan encore actif de la Réunion.
La dernière éruption date de samedi dernier, ce qui a conduit à la fermeture de l'accès au volcan.

Les coulées de lave dues à l'éruption de samedi dernier

Par chance, l'éruption était peu importante et localisée du côté non fréquenté par les randonneurs. L'accès au volcan était donc rétabli depuis la veille.

De notre villa au volcan

La route en elle-même est déjà l'occasion de mieux découvrir le pays : les champs de canne à sucre, les vaches laitières, et surtout les aires de pique-nique (très bien entretenues) qui longent la route. En effet, le pique-nique du dimanche midi est un sport local, puisque les Réunionnais arrivent très tôt le matin avec leur marmite pour y préparer le déjeuner dominical.

Nous suivons les conseils d'Agathe et nous arrêtons dans une boulangerie pour acheter plusieurs macatias, petit pain sucré typique de la Réunion, qui nous serviront de casse-croute en cours de rando.

Le macatia réunionais


Peu avant l'arrivée au sommet, nous traversons la plaine des sables, grand plateau qui contraste avec le relief accidenté du volcan.

La plaine des sables, encore sous le niveau des nuages

Nous arrivons alors au Pas de Bellecombe, où se trouve le parking permettant d'accéder au Piton de la Fournaise.

Le Pas de Bellecombe est au beau milieu des nuages, et le temps ne se prête pas à la randonnée. Philipps nous pousse à tenter l'aventure, et nous nous lançons à l'assaut du volcan malgré les nuages, le crachin, et le froid (8°).


Vue sur le Piton de la Fournaise au fond, et le formica leo, au premier plan

Avant d'entamer l'ascension, il nous faut descendre une centaine de mètres pour accéder à la caldeira. Il s'agit d'une partie du volcan qui était au niveau du cratère avant de s'effondrer, et de former le grand plateau que l'on voit sur l'image ci-dessus.

Le temps changeant très vite en montagne, les nuages s'éloignent et laissent place au beau temps pour entamer l'ascension.

Cong est prêt à dégainer l'appareil photo

Agathe, Cong, et Pilou à l'assaut du volcan


Nous profitons des connaissances d'Agathe, sismologue, pour apprendre les différents types de lave que l'on peut rencontrer sur le volcan : lave "cordée", ou Pahoehoe pour les longues couches plissées, et "aa" pour la lave en petits blocs.

Lave cordée, ou pahoehoe

Plusieurs chemins permettent d'accéder au sommet du volcan. Nous choisissons de prendre un chemin non balisé, mais plus direct, permettant de gagner du temps et de profiter du beau temps en haut du volcan.

Après une bonne heure de marche éprouvante, nous arrivons au cratère Bory, où les nuages nous ont rejoint.

Agathe et Phil, au bord du cratère - visibilité quasi nulle sur le cratère

Rom, coupe-vent et capuche vissée sur la tête

Fort heureusement, le temps changera rapidement, nous permettant de voir le cratère du Piton dans sa totalité.


Victory !!

Avec ses plus de 300m de profondeur, la tour Eiffel toute entière pourrait y rentrer

Les quatre aventuriers au sommet du volcan

Nous redescendrons par le sentier "classique", plus long mais moins pentu.

Au final, presque 5 heures de marche pour réaliser ces 13 kilomètres, et ces 650m de dénivelé.
Les jambes sont lourdes, d'autant plus que Philippe et Agathe se lanceront un dernier défi pour remonter en courant les derniers mètres nous séparant de la caldeira, de quoi nous achever avant de rentrer.

Notre trajet. Pas de Bellcombe, traversée de la caldeira, tour du volcan, et retour.

Le profil du parcours

Une fois rentrés à la villa, nous mangeons quelques macatias pour nous caler, prenons notre douche, et repartons vers Saint-Gilles les Bains, sorte de Saint-Tropez local, afin d'assister à un concert de musique réunionnaise typique : la maloya.

Il s'agit d'un chant traditionnel hérité des esclaves de l'ile, et classé au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 2009 (merci wikipedia).

La plage de Saint-Gilles les Bains

Le groupe Sodaj, en concert ce soir-là


Tee-shirt de circonstance pour le rasta-man derrière Rom


Nous rentrons tranquillement à la villa, prenons un dernier verre, et nous couchons sans faire de plan particulier pour le lendemain.

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